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Force Ouvrière

logo Force OuvrièreL’événement national de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées s’intitule « Travail et Handicap ». Cette grande journée de débats et de rencontres, désormais incontournable, a réuni pour sa septième année consécutive plus de mille personnes au Cirque d’Hiver, avec l’intervention de Gérard Larcher, alors ministre délégué à l’Emploi, au Travail et à l’Insertion professionnelle des jeunes. Si l’on y ajoute les réunions régionales et leurs déclinaisons départementales, la place des personnes handicapées dans l’emploi s’apparente chez FO à un combat syndical majeur.

Une lutte qui s’intègre naturellement dans les valeurs républicaines fondamentales. « Quand on est républicain, on n’a pas un regard de charité ou de bienveillance à l’égard des personnes handicapées. Ce sont des salariés à part entière, avec des droits », pose d’emblée Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la confédération. La référence à l’égalité est, aux yeux de l’organisation, essentielle.

Ce principe général suppose la possibilité et la nécessité de définir un minimum commun. « Quelle mesure spécifique doit-on prendre ensuite pour assurer cette égalité de droits entre tous, travailleurs handicapés ou pas ? Syndicalement, c’est un souci – et un objectif ! – que nous avons toujours défendu. » Pas question pour autant d’approuver le moindre traitement communautariste. « La notion même de discrimination positive est contraire à la logique des valeurs d’égalité et de solidarité », rappelle le secrétaire général.

Le rôle moteur joué par FO dans la création de l’Agefiph, son implication déterminée en la personne de sa première présidente Paulette Hofman – alors secrétaire confédérale – ont favorisé la sensibilisation rapide de ses militants. Cette continuité s’est perpétuée avec, au cours des dernières années, une montée en puissance sous l’effet d’une politique de formation volontariste – une quinzaine de stages annuels. « L’insertion des travailleurs handicapés dans l’entreprise ordinaire est une question sensible, pour laquelle il y a besoin d’outiller les militants. » Y compris techniquement, afin de revendiquer l’ouverture de négociations dans l’entreprise.

« Le terrain devient clairement demandeur, ce qui provoque un effet d’amplification », explique Jean-Claude Mallet, secrétaire confédéral en charge de la protection sociale. Comme dans ce dispositif original, la commission confédérale des personnes handicapées : un rendez-vous semestriel, qui réunit une trentaine de militants à chaque fois, et permet « d’avoir du retour », mais aussi de « tester » les prises de position de l’organisation.

« L’accident du travail, c’est notre deuxième axe aujourd’hui. Une démarche de prévention que nous n’avions sans doute pas suffisamment travaillée jusque-là. » Un investissement fort, au sein des CHSCT, mais aussi des petites entreprises, sans instances représentatives. Là, à leur demande, FO propose des sessions de sensibilisation. Jean-Claude Mallet l’explique : « L’objectif, c’est de tout faire pour qu’on ne fabrique pas d’accidentés. Mais si cela arrive, il faut aussi tout mettre en œuvre dans la réinsertion. L’idéal étant le maintien au poste. »

Pour « une organisation syndicale comme FO qui prône des pratiques d’indépendance syndicale », le modèle paritaire de l’Agefiph constitue une référence : « c’est une réussite, l’Agefiph, une réussite du paritarisme », souligne Jean-Claude Mailly. « Le paritarisme est un outil, le résultat d’un accord, d’une volonté du mouvement syndical. C’est l’un des deux leviers à notre disposition, avec la négociation, pour discuter et préparer les dispositifs en amont. C’est un outil essentiel pour arriver à cette égalité de droit entre les salariés. »


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