Passer le menu

Réseau des Boutiques de Gestion

logo Boutiques de GestionMarc Méry, secrétaire général
« Quand notre collaboration avec l’Agefiph a démarré, une des premières choses qu’a faite la Boutique de Gestion concernée, située dans le XIVe arrondissement de Paris, fut de modifier son pas de porte pour qu’il puisse être accessible ! » raconte Marc Méry, secrétaire général du Réseau des Boutiques de Gestion (RBG). Rendre la création d’entreprise accessible à tous… L’anecdote symbolise parfaitement la mission du RBG, la profonde motivation de cet organisme de conseil et de formation né en 1981.

« Les premières Boutiques de Gestion, sur Paris, Lille et Toulouse, se sont créées en regroupant des personnes qui avaient le souci pédagogique d’en former d’autres, ceux qu’on dénomme les nouveaux entrepreneurs, au sein d’un engagement à but non lucratif. » Forte de 400 implantations locales, le RBG est le premier réseau de taille nationale et le seul qui soit structuré sur l’ensemble du territoire. Car, in fine, souligne Marc Méry, la création d’entreprise est une réalité qui traverse toutes les régions et toutes les couches de la population, et qui n’est pas réservée à telle ou telle catégorie. Permettre, soutenir, défendre le droit d’entreprendre pour tous participe du développement économique local. Celui-ci renforce le lien social, la cohésion, et apporte aux habitants des services de proximité pour leur confort de vie quotidienne.

Après une première phase d’accueil et de diagnostic, afin de vérifier la viabilité et l’adéquation de la personne et du projet, la démarche d’accompagnement peut s’engager. Elle porte sur tous les aspects de l’étude de faisabilité, de l’étude de marché au plan de financement, la recherche de locaux et la stratégie commerciale.

« De par notre positionnement, nous recevons de plus en plus de personnes en situation de demandeur d’emploi ou en difficulté. » 60 % des créateurs soutenus par le RBG sont sans emploi depuis moins d’un an, et 30 % des chômeurs de longue durée. En 2005, les travailleurs handicapés ont représenté 11 % des créateurs. Un pourcentage en hausse, naturellement porté par les mesures d’aide à la création d’entreprise assurées par l’Agefiph. Très rapidement, les Boutiques de Gestion ont été associées à ce dispositif. Il conjugue une aide financière – suffisante pour faire levier bancaire et aider la personne à s’installer dans de bonnes conditions – et la prise en charge des heures de formation et de conseil nécessaires à l’accompagnement du projet.

Les liens entre l’Agefiph et le RBG se sont tissés au fil des rencontres et des réunions de travail. « Dès les premiers échanges, nous étions convaincus que les personnes en situation de handicap sont des gens comme les autres, avec un projet, des compétences, les ressources pour aller jusqu’au bout… Parce qu’il n’y a aucune raison qu’une personne handicapée, quelle qu’elle soit, ne puisse pas créer son entreprise. De fait, c’est bien ce que nous prouvons au quotidien. »

Pour Marc Méry, l ‘Agefiph est l’une des seules institutions à avoir mis en place un dispositif complet et original d’insertion sociale et professionnelle. Le système intègre l’amont, c’est à dire le conseil et le soutien préalables, mais aussi l’aval, avec la mesure complémentaire de l’accompagnement après création, pour assurer le suivi. « Il a fallu se battre pour faire vivre ce dispositif et le préserver des aléas politiques ou budgétaires, mais son succès est réel. »

Depuis l’origine du dispositif, environ 1 500 personnes handicapées ont créé leur entreprise en bénéficiant du dispositif Agefiph. « Quand on regarde les taux de pérennisation des entreprises créés par des personnes relevant du dispositif Agefiph, on s’aperçoit qu’ils sont excellents ! » s’enthousiasme le secrétaire général. De l’ordre de 79 à 80 % sur trois ans, soit, en fonction des secteurs d’activité, entre 10 et 15 points au-dessus de la moyenne nationale. Des réussites d’ailleurs couronnées par les Lauriers de l’Agefiph. Un trophée destiné à valoriser l’action, le parcours de personnes handicapées créatrices d’entreprises, et de donner un peu plus de visibilité à cette réalité.

« On peut se dire alors que l’on permet vraiment à une personne de s’accomplir. De s’épanouir dans le domaine professionnel, qui intègre la capacité à devenir soi-même, à maîtriser son devenir et à se battre. Oui, très honnêtement, je crois que les personnes relevant de l’Agefiph sont des publics formidables, témoigne Marc Méry. Ensemble, avec l’Agefiph, nous avons toujours essayé de leur répondre très concrètement. C’est vraiment la philosophie de notre démarche. »


Videos, Slideshows and Podcasts by Cincopa Wordpress Plugin